Voici un article écrit de toute pièce par Mme Frézel qui travaille chez www.mutuelle-familiale.fr www.reseau-environnement-sante.fr
J'ai trouvé cet article très enrichissant et sincèrement bien écrit c'est pour cette raison que j'ai décidé de vous le faire connaitre. Le site mutuelle-familiale.fr est organisé autour des choses essentielles en matière de mutuelle. A lire donc très attentivement
La Mutuelle Familiale et le Réseau environnement santé (RES), un collectif de scientifiques, d’associations de défense de l’environnement et de malades, ont annoncé la signature d’un partenariat qui vise à sensibiliser les adhérents mutualistes, et au-delà l’ensemble de la population, au lien entre la santé et l’environnement, insuffisamment pris en compte, selon eux, par les pouvoirs publics. Lors d’une conférence de presse, le 16 mars à la Maison de la Mutualité à Paris, ils ont présenté cette convention qui prévoit, parmi les actions communes engagées, l’organisation de deux campagnes, l’une sur les effets du Bisphénol A, l’autre sur les maladies de l’hypersensibilité du type MCS (sensibilité chimique multiple).
Agir sur les facteurs environnementaux pour la santé « C’est un partenariat pour la recherche et pour la prévention », a souligné Léonora Tréhel, présidente de la mutuelle. Les connaissances scientifiques font de plus en plus apparaître l’importance des causes environnementales dans la genèse des maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, affections mentales etc.). Il faut agir en amont et appeler à la vigilance ». « On ne peut pas expliquer le cancer uniquement par le tabac, l’alcool ou le vieillissement ! Sa progression est due, en majeure partie, à des facteurs environnementaux. On nous oppose la complexité du problème.
La Mutuelle Familiale et le Réseau environnement santé (RES), un collectif de scientifiques, d’associations de défense de l’environnement et de malades, ont annoncé la signature d’un partenariat qui vise à sensibiliser les adhérents mutualistes, et au-delà l’ensemble de la population, au lien entre la santé et l’environnement, insuffisamment pris en compte, selon eux, par les pouvoirs publics. Lors d’une conférence de presse, le 16 mars à la Maison de la Mutualité à Paris, ils ont présenté cette convention qui prévoit, parmi les actions communes engagées, l’organisation de deux campagnes, l’une sur les effets du Bisphénol A, l’autre sur les maladies de l’hypersensibilité du type MCS (sensibilité chimique multiple).
Agir sur les facteurs environnementaux pour la santé « C’est un partenariat pour la recherche et pour la prévention », a souligné Léonora Tréhel, présidente de la mutuelle. Les connaissances scientifiques font de plus en plus apparaître l’importance des causes environnementales dans la genèse des maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, affections mentales etc.). Il faut agir en amont et appeler à la vigilance ». « On ne peut pas expliquer le cancer uniquement par le tabac, l’alcool ou le vieillissement ! Sa progression est due, en majeure partie, à des facteurs environnementaux. On nous oppose la complexité du problème.
Oui, c’est complexe et c’est pourquoi on doit développer la recherche », a affirmé le chercheur André Cicolella, porte-parole du RES, s’indignant que des études de nature à alerter les autorités sanitaires reçoivent peu d’écho.
Les risques que font courir des expositions, même minimes, à des agents cancérigènes, perturbateurs endocriniens ou provoquant des hypersensibilités, sont à prendre au sérieux, sans attendre d’avoir une connaissance complète de la relation entre santé et environnement, selon les deux signataires de la convention. Pour sensibiliser l’opinion à cette question, deux dossiers qualifiés d’emblématiques ont été retenus.
Bisphénol A et hypersensibilité, dossiers emblématiques
D’abord, le bisphénol A, composé chimique présent dans certaines matières plastiques à usage alimentaire (biberons, bouteilles d’eau, revêtement des canettes et boites de conserve, petit électroménager etc) et non alimentaire, qui agit comme un perturbateur endocrinien et est soupçonné d’être impliqué dans des affections variées (problèmes de reproduction et de développement, notamment). L’immense majorité des recherches menées par des équipes indépendantes de l’industrie montrent ses effets nocifs sur l’organisme, a insisté André Cicolella. Si on trouve des traces de Bisphénol A en quantité importante dans l’urine de plus de neuf Américains sur dix, selon les études d’imprégnation, aucune donnée n’est disponible pour la France. « Au-delà de la campagne auprès de nos adhérents, nous allons conduire une recherche d’imprégnation, en associant les médecins du centre de santé de l’Union des mutuelles d’Ile-de France (Umif). Ceux-ci proposeront à cinquante volontaires un test urinaire, leur demanderont de modifier leur comportement – choisir plutôt le verre que le plastique – et referont une mesure d’imprégnation, un mois plus tard », a précisé Aldino Izzi, animateur santé à la Mutuelle Familiale, soulignant que cette expérimentation n’était en rien anxiogène.
L’autre dossier retenu concerne les maladies de l’hypersensibilité (MCS, électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie..), dont l’existence est controversée. « Mais entre un et trois pour cent de la population perdent leur travail, à la suite de ces troubles qui souvent passent pour de la dépression », a indiqué André Cicolella. Selon lui, il est nécessaire de donner « une visibilité sociale aux victimes » pour qu’on se penche sérieusement sur ces maladies, dont les mécanismes et la caractérisation clinique ne sont pas clairement établis. Le RES organise avec trois associations de malades un colloque sur ce sujet, le 21 avril, pour lequel la Mutuelle Familiale a lancé un appel à témoignages.
[17.03.10] Sylvaine Frézel
En savoir plus : www.mutuelle-familiale.fr www.reseau-environnement-sante.fr
L’autre dossier retenu concerne les maladies de l’hypersensibilité (MCS, électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie..), dont l’existence est controversée. « Mais entre un et trois pour cent de la population perdent leur travail, à la suite de ces troubles qui souvent passent pour de la dépression », a indiqué André Cicolella. Selon lui, il est nécessaire de donner « une visibilité sociale aux victimes » pour qu’on se penche sérieusement sur ces maladies, dont les mécanismes et la caractérisation clinique ne sont pas clairement établis. Le RES organise avec trois associations de malades un colloque sur ce sujet, le 21 avril, pour lequel la Mutuelle Familiale a lancé un appel à témoignages.
[17.03.10] Sylvaine Frézel
En savoir plus : www.mutuelle-familiale.fr www.reseau-environnement-sante.fr